Ahlan wa Sahlan.En Palestine depuis maintenant 3 jours.
Pas le temps de venir avant pour commencer à écrire.
Il y a tellement à dire.
Avant de commencer à vous raconteur mes aventures quotidiennes, je voudrais juste vous dire une chose : les palestiniens sont des gens incroyables. Les gens les plus gentils que j’ai rencontré jusqu’à présent dans ma vie.
Je n’ai jamais été offert autant de café, thé arabe, vin, baklawa. Il n’y a que 3 jours que je suis là mais déjà je sais que ce voyage restera en moi, pour toujours.
Encore une chose à propos de ce blog : comme je n’ai que peu de temps, je veux m’excuser d’avance du délai des mises à jour, du délai d’écriture et des fautes de frappes probables.
Ok, allons-y.
On a quitté Heathrow à 22h30. Le vol s’est bien passé. Nous sommes arrives à Ben Gurion avec trente minutes d’avance. Nous avons passé les contrôles de sécurité sans problème.
« Le nom de votre père ? », « Pour combien de temps vous êtes là ? », « Quelle est votre religion ? » sont les seules questions qui ont été posées. Je m’attendais à bien pire.
Un bon départ. Un temps magnifique.
Notre hôtel est le seul qui soit resté ouvert à Bethlehem pendant la dernière intifada.
Lors de notre première rencontre avec le groupe à l’hôtel on met quelques choses au point. Il faut préserver l’eau u maximum. Les palestiniens en sont presque à court, et doivent acheter leur eau.
Rencontre avec L., de Open Bethlehem
Open Bethlehem a été créé en 2005 à Londres et Washington, juste au moment où Israël commençait la construction du mur de l’apartheid.
L. a été invité a témoigné à
L., takes us for a tour of
L. nous emmène pour une visite de Bethlehem. Nous sommes frappés par la présence et la construction de colonies juives de plus en plus proches des villages palestiniens. Les colons descendent dans ces villages et harcèlent les villageois palestiniens pour qu’ils montrent leur permis. Situation Orwellienne. Le célèbre vin Cremisan, vin palestinien, est vendu de par le monde en tant que vin israëlien. Les raisons de boycotter les produits israëlien se font de plus en plus claires.
Puis nous nous rendons au bureau du Wi’am, un centre d’étude de résolution de conflit.
Les gens oublient souvent que les peuples vivant sous occupation souffrent de graves problèmes, notamment psychologiques : le stress entraîne un forte pression du sang, des migraines constantes, cancer, qui s’ajoutent aux conflits intercommunautaires, au chômage…
Il faut aussi rester conscient qu’à la veille de la conference Anapolis, les medias tendent à nous faire croire que la situation s’arrange dans le West Bank, alors que ce n’est évidemment pas le cas. 22 colonnies israéliennes entourent maintenant Bethlehem, les prix ont doublé, le chômage continue d’augmenter, les gens craignent de plsu en plus une nouvelle guerre dans la région (Israël-Iran, Israël-Syrie). Tout le monde est affecté par la situation à Gaza, et craint l’impact de la situtation sur le West Bank.
Pour Wi’am la seule solution est la non-violence.
L’opinion publique doit également prendre conscience que le gouvernement israélien n’autorise pas les israéliens à se rendre dans le West Bank. Pour ce qui les concerne,
S. de Wi’am nous dit « Nous ne voulons pas que vous soyez pro-palestinien, nous voulons que vous soyez pro-justice. » Message de paix incroyable venant d’un peuple qui souffre autant. Les palestiniens répètent qu’ils n’ont rien contre les juifs, qu’ils vivaient ensemble, côte à côte, qu’ils avaient beaucoup d’amis juifs. Le responsable est le gouvernement israélien.
Nous retournons à l’hôtel où nous nous entretenons avec G. du Centre Palestinien pour le rapprochement des peuples. L’appel à la prière démarre. Merveilleux et envoûtant. On entend à peine G., mais on s’applique. Encore une fois c’est un message NON VIOLENT qu’il nous deliver. Malheureusement ce n’est pas ce que les médias montrent des actions palestiniennes. La première intifada, en grande partie non-violente, a été quasiment effacée de la mémoire collective. Toutes les actions de résistance non-violente (jeter des pierres sur des chars n’est pas de la violence), les alternatives créatives de lutte contre l’occupation…tout cela n’a pas existé. La période entre 1987-1996 (année du premier attentat suicide) a été passée sous silence, n’a pas existé pour l’opinion publique.
La ville de Beit Sahour a lancé un mouvement de boycott traduit par le refus des habitants dde payer leurs taxes (il faut savoir que les palestiniens payent autant, sinon plus, de taxes que les israéliens, mais aucun service municipal ne leur est offert. Pas de ramassage des ordures, pas d’entretien des rues et routes…) Beit Sahour a dû faire face à 42 jours d’ « emprisonnement à domicile » (« house arrest » : interdiction aux personnes de sortir de leur maison), à de multiples couvres-feu, à la confiscation de biens personnels (voitures, ordinateurs…) et à la fermeture de magasins. Quelle est l’efficacité sécuritaire de ces manœuvres ?
Avant de rentrer à l’hôtel, nous décidons, avec une petite partie du groupe, de visiter un orphelinat à Bethlehem. Nous sommes encore une fois très bien reçus, même s’il est 19h et que nous arrivons à l’improviste. L’orphelinat accueille des enfants âgés de 6 semaines à 6 ans. À notre arrivée ils sautent de joie, se jettent dans nos bras. Déchirant. Mon caméscope les fascine, ils se regardent dans l’écran LCD, ils adorent. Je demande à la responsable combien d’enfants sont effectivement adoptés. Elle ne peut répondre. Ces chiffres sont gardés secrets. Elle ne me dira pas pourquoi. Enfin nous devons partir, mais les enfants ne nous laissent pas. Très dur. Pourquoi faire des enfants quand déjà tant d’entre eux ont besoin de parents ?
Après avoir dîner à l’hôtel quelques uns d’entre nous repartent avec S. notre chauffeur et guide. Il nous emmène dans un café palestinien très sympa où nous fumons le narghileh. Parfait remède à une journée aussi longue.
C’est l’heure d’aller au lit. Aussi crevé qu’heureux. JE SUIS EN PALESTINE!
Tisbaah al khair.
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